Nation virtuelle, illustration du “pronétariat”?

Projet idéaliste et loufoque ou utilisation audacieuse des nouveaux moyens de communication?Une nation virtuelle est née à Genève avec la nouvelle année.
Son objectif: développer une démocratie directe à l’échelle mondiale sur internet.
«Une fois que la patrie virtuelle aura suffisamment de citoyens, nous demanderons notre adhésion à l’ONU», affirme sa fondatrice et présidente autoproclamée, la journaliste Emtiaz Diab, correspondante au Palais des Nations.

Pas moins de 250 adhésions ont été enregistrées en quelques jours sur le site www.virtualnation.ch. Un appel a été lancé pour trouver des idées de drapeau.
«La nation virtuelle sera la patrie de tous ceux qui ne sont pas satisfaits de leur pays», assure la journaliste.

Artistes et intellectuels en herbe et devenir sont bienvenus! Un musée et une librairie virtuels vont être développés.
Quant au gouvernement, il est en cours de formation. Les ministres de la Joie, du Silence, de la Musique, des Fleurs, des Relations sentimentales, de l’Opposition, des Pauvres auront du pain sur la planche.

Le « Pronétariat » serait-il en marche?