Les Croisades en Croisière… Suite (3)…

Alors, nous y voilà déjà, à cette mi-janvier 2007…

Elle est comment, la vôtre, de mi-janvier?

A point, saignante, bleue ou rouge?

Quelques mots sur la mienne… Puisque la blogomania ne serait « que » l’expression d’un nombrilisme « d’adulescents bobos » comme on les appelle désormais… Quelques mots en images:

Le clin d’oeil de mon petit pirate au coeur de cette ère de Croisades en Croisières…

Les médias navigueraient-ils à vue dans l’océan de la blogosphère?… Hissez haut, hissez haut!

L’année nouvelle a débuté pour les journalistes romands par une invitation à une conférence autour du thème: « Le journalisme, une profession en perdition? »

Quel journalisme à l’ère du Web?, s’interroge Jean-Pierre Elkabbach dans le Monde du 3 janvier http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-851497,0.html

Réponse cinglante au président d’Europe 1 sous la plume de Daniel Schneidermann dans Libération du 12 janvier:
Allez, «dis-nous tout, Elkabbach !» http://www.liberation.com/rebonds/228068.FR.php

Et vous vous en pensez quoi de tout cela, chères bloggeuses et chers bloggers?

Zorg 1er, j’attends avec impatience les commentaires du despote éclairé…

Virtuellement vôtre,

30 Comments

  1. Hélas, hélas: faut-il que le tocsin retentisse du côté de ces deux petits maîtres à penser que sont Elkabbach et BHL.
    Le premier cireur patenté des pompes du pouvoir, l’autre englouti jusqu’au col (ouvert) dans son propre nombril. La belle paire de cloches que voilà, agitée à l’envi par tous les quasimodo de la cour des miracles médiatiques.
    Et pourtant, ce qui est posé là, au-delà des discours et des certitudes toutes faites, c’est bien la question de la crédibilité. C’est par elle que le journalisme survivra. Ouverte à tous les vents, la blogosphère capte aussi bien les haleines les plus fétides. Le mesonge, la falsification et le révisionnisme y trouvent volontiers leur marque. Il y avait un rôle à jouer par les journalistes: vérifier, toujours et encore, s’accorder le temps de voir et de comprendre, croiser les sources pour, à défaut d’atteindre, tendre vers une forme d’objectivité. Au lieu de cela, c’est la course au futile, l’inflation d’informations au détriment de la connaissance, le refus de consacrer des budgets au reportage, la course à l’information spectacle qui, au final, détourne le lecteur vers d’autres médias, mieux adaptés à ce barnum.
    C’est justement la médiocrité d’individus tels que Elkabbach – BHL, lui, n’est pas journaliste – qui a mené à ce naufrage. Le goût de la recette facile, l’impératif économique à court terme, la réflexion sur la forme qui néglige celle sur le fond. C’est parce que les lecteurs, les auditeurs n’ont plus confiance en cette profession (et comment faire confiance à des médias qui accordent autant d’importance au gagnant de la Star Ac qu’au problème d’environnement en Chine, par exemple, alors que justement l’avenir des nouvelles générations se joue là?) qu’ils se substituent à ceux qui la défendent si mal. Au risque, malheureusement, d’une multiplication du mensonge…

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  2. Pour rebondir sur le mensonge, Rebonds du jour dans Libération:

    «Bien à vous», vraiment?
    Par Marie-Joseph BERTINI
    « L’emploi courant de la formule de politesse sur le support électronique étonne, dans un monde où l’on prétend ne plus appartenir qu’à soi-même.  » http://www.liberation.fr/rebonds/228961.FR.php

    Marie-Joseph Bertini maître de conférences (sciences de l’information et de la com-munication) à l’université de Nice-Sophia Antipolis.

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  3. Tous les journalistes sont des pourris
    Tous les journalistes sont des imbéciles
    Tous les journalistes écrivent n’importe quoi
    Tous les journalistes publient des mensonges
    C’est pourquoi je préfère Yasser Zidane!

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  4. Eh bien Hubert, voici un post virtuellement péremptoire…
    Faut-il le prendre au troisième degré ou bien serait-ce le reflet d’un certain désenchantement?

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  5. Tout ceci est bien connu du public. On nous le répète tous les jours. Mais cela ne devient pas mieux, ni plus vrai, en le répétant tous les jours. Pour dire toute la vérité – je crois, non je suis persuadé – que nous les journalistes, nous sommes tous des princes. Et que quand les princes toussent, c’est tout le pays qui prend un rhume. Et actuellement tous ces petits princes ont une pneumonie. Et le pays est à l’agonie.

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  6. Le mien, de Petit Prince des Pirates, a lui aussi attrapé le rhume…

    Hubert, tu me sembles bien cynique… Les conditions de travail se détériorent-elles à ce point dans les médias bernois?

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  7. Pas tous, Hubert. Seulement une bonne majorité. Les autres se font tuer en Tchétchénie ou croupissent dans les prisons tunisiennes ou chinoises.
    Cela dit, peut-on encore qualifier de « journaliste » quelqu’un qui récupère une dépêche d’agence sur Britney Spears, trouve un titre et une photo, et glisse le tout dans le journal gratuit pour lequel il prostitue sa profession?

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  8. Non, mais j’ai lu pas mal de papiers positifs, notamment dans la TdG. A lire aussi, le dernier Regis Jauffrey, délicieusement cruel et amoral.

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  9. Il y a pire que Britney Spears, Zorg. On dit, qu’il y a des journalistes, dans des journaux soi-disant sérieux, qui se font un plaisir, de répéter régulièrement en première page, tous les conneries et propos douteux, q’un certain ministre suisse veut faire avaler à la suisse.

    Et quand on leur demande, à ces journalistes, pourquoi vous continuer à écrire sur toutes ces conneries, que ce ministre répète à l’envi, on obtient comme réponse: c’est l’actualité suisse, on doit couvrir l’événement.C’est un peu comme dans les annés 30. Les journalistes alors ont eux aussi seulement couvert l’actualité. Avec le résultat qu’on connait bien.

    Le problème des journaux gratuits est à mon avis qu’on fait croire aux gens que l’information est gratuite. Après, ils paient mal leur personel. Et cela fait pression sur le reste de médias. Mais l’infotainnement n’est pas une invention des journaux gratuits. C’est une specialité des journaux dominicaux et hebdomadaires. Le reste de la presse n’a pas que s’adapter, peu à peu. Bientôt on ne parlera plus que de politique suisse si un ministre ou conseiller fédéral en aura assasiné un autre!

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  10. Effectivement, Hubert, la gratuité est un mythe. En revanche, le renoncement, la facilité, la nivellement par le bas et la logique économique qui se développe hors de toute considération morale ne sont pas des mythes. On couvre l’événement mais, ce faisant, on couvre également la vérité d’un voile de fumée. Il ne s’agit plus d’être en quête d’une quelconque vérité, mais de perpétuer la musique vulgaire du monde, de l’amplifier s’il le faut.

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  11. Tu sais, bientôt il n’yaura plus que la NZZ qui pratiquera un journalisme correct. Pour un type qui a toujours voté toujours à gauche, c’est difficile à avalé. Actuellement, je me bats avec les problèmes energétiques de ce monde. Qui a une bonne idée? Comment peut-on mieux répartir les matières premieres comme le pétrole entre le monde industrialisé et le tiers monde?

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  12. Chère Claudine,
    « Saupoudrant la ville, la neige »… j’aime ton poème. Je connais beaucoup de paons qui ne s’appellent pas Léon – toi aussi non ?! Tête minuscule et rutilant plumage..!
    Solidairement à toi.
    Laurence Deonna

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